11 décembre 2015

Le commerce en ligne ou le « e-commerce »

Comme par un geste amusant, banal ou anodin, rien qu’en un clic, l’on achète, paie et se fait livrer une marchandise choisie sur Internet. N’est-ce pas merveilleux ? Ce système du e-commerce qui existait en effet depuis les années 70, était difficile d’accès, et se réduisait uniquement à l’échange de factures et de bons de commandes électroniques entres sociétés. Il finit par exploser dans les années 90, grâce à la prolifération des cartes bancaires.

 

Plus tard, à partir des années 2000, il gagne définitivement le quotidien des ménages, avec la rapide expansion d’Internet, qui a fait du monde un village planétaire. Ainsi donc, le e-commerce ou encore « la vente en ligne », consiste en l’échange monétaire de biens, de services et d’informations, via internet.

 

Un nouveau mode de consommation, qui offre un large choix aux internautes. Les sites Internet proposent une gamme de produits avec des prix souvent attractifs voire des offres exclusives au net. Ainsi, il est plus facile dans les pays développés, de choisir en ligne une paire de chaussures, un téléphone, un ordinateur, un roman, passer la commande et se faire livrer dans les heures ou les jours qui suivent. Les pays occidentaux, eux l’ont compris et ne cessent de développer ce secteur d’activité, qui devient de plus en plus personnalisé, donc rentable sur les marchés. Le leader du marché tel que « Amazon » assiste chaque année à une augmentation de son chiffre affaire, en 2014, par exemple, on a relevé 20%. Par contre « EBay », également un des pionniers du e-commerce, n’arrive plus à générer de grands chiffres d’affaire à cause de la rude concurrence. Par ailleurs, pour continuer d’attirer les vendeurs et les acheteurs, les entreprises de e- commerce doivent diversifier leurs offres et leurs conditions d’utilisation. Dans ce secteur, 40% des transactions dans le monde sont réalisées via les smartphones ou les tablettes, et donc la personnalisation de l’offre et de la demande devient très forte.

 

Sur le continent africain des limites telles, le faible usage des cartes de crédit, l’absence de systèmes de paiement électroniques et des systèmes logistiques d’expédition pas très développés, freinent l’expansion et la pénétration du e-commerce. Toutefois ce nouveau mode de consommation gagne la plupart des pays sur le continent, des sites internet comme par exemple, « Kaymu » et « Jumia », proposent des produits et services proche de leurs concurrents internationaux ; des produits de grandes consommation mais aussi des produits locaux et des services de petites annonces. Une réelle effervescence sur le web africain ! Les produits mis en exergue sur ces sites sont les produits locaux alimentaires ou non, des services d’annonces et de location.

 

Quand bien même l’achat en ligne n’est pas très développé dans notre pays, des initiatives sont néanmoins lancées. Entre autre ; 228cado, Ujamaa, Expressachat.com, Leodo Shop Online ou encore Assime24.com. Ces sites proposent diverses sortes de produits tels que des matériels informatiques, des biens locaux alimentaires et médicaux, des services de locations de véhicules et d’immobiliers, des articles de mode féminin et masculin.

 

De manière générale, le e-commerce offre d’énormes avantages aux consommateurs. Il permet entre autre d’économiser les frais de déplacement, de se faire livrer au moment choisi, d’avoir l’avis des consommateurs ayant déjà testé le produit. Qu’on soit acheteur ou vendeur, grâce à ces services en ligne payant ou non, on a accès à d’autres marchés et d’autres produits.

 

Mais attention ! Comme toute médaille a son revers, eh bien, le commerce en ligne n’a pas que de bons côtés. On relève le manque d’interaction « « réelle » entre acheteur et vendeur, la fiabilité relative de la livraison et de l’achat. Aussi avec le développement du e- commerce on assiste à l’essor d’un nouveau type de criminalité. Ces escrocs digitaux, encore appelés cybercriminels, arnaqueurs ou «« brouteurs » à Abidjan ; vivent de la crédibilité et de la méconnaissance de l’internaute. Toutefois, l’adoption et le développement de paiement mobile comme orange money, flooz … permettra à moyen et à long terme de faciliter le commerce en ligne en Afrique. Le groupe Orange- Côte d’Ivoire Télécom, pionnier avec son service «« orange money », pèse par exemple 3% dans le PIB (Produit Intérieur Brut) ivoirien et 50% du chiffre d’affaire global généré par le secteur des Télécoms en Côte d’Ivoire.

 

Nous avons aussi beaucoup de problèmes d’infrastructures, la connexion est encore défaillante et chère dans beaucoup de pays, notamment au Togo. Des efforts sont faits mais restent encore à faire pour faire rentrer le consommateur africain dans l’ère du e-commerce.

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